Savoir diabète

Enfants et adolescents

Diabète chez l’enfant et l’adolescent

Le diabète de type 1 est la maladie métabolique la plus fréquente chez l’enfant. On estime que 15 000 enfants et adolescents en sont atteints en France. On ne sait pas exactement ce qui déclenche la maladie. Les chercheurs pensent que le diabète a des causes génétiques majorées par des facteurs environnementaux.

Après le diagnostic

Le diagnostic prend le plus souvent complètement au dépourvu les enfants et les parents. Après le premier choc, les questions se bousculent:

  • Aurions-nous pu faire quelque chose pour empêcher la maladie?
  • Comment gérer cette maladie chronique au quotidien?

Une chose est importante à savoir: Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui n’est provoquée ni par un excès d’alimentation ni par un excès de sucre. Il n’est pas possible de le prévenir ni de le guérir. Mais il se traite aujourd’hui très bien grâce à des options thérapeutiques et médicamenteuses modernes.

Traitement du diabète de type 1

La responsabilisation du sujet joue un grand rôle dans le traitement du diabète de type 1. Le médecin établit le traitement que les parents ou les enfants, selon leur âge, doivent «eux-mêmes prendre en main». Cela implique de:

  • Mesurer plusieurs fois par jour la glycémie.
  • Calculer la quantité de glucides contenus dans les repas. De même que la dose d’insuline nécessaire.
  • Injecter/administrer l’insuline dans le tissu adipeux sous-cutané à l’aide d’un stylo à insuline ou d’une pompe à insuline.

Les enfants et les parents reçoivent à cet effet des instructions détaillées dans le cadre d’une éducation thérapeutique, puis sont suivis régulièrement. Une équipe de diabétologues, de conseillères en diabétologie et de psychologues est à leur côté pour les soutenir activement au quotidien.

Deux traitements entrent en ligne de compte dans le traitement du diabète de type 1:

L’insulinothérapie conventionnelle intensifiée (ICT) et la thérapie par pompe à insuline (CSII).

Les objectifs du traitement sont:

  • Un équilibre métabolique stable avec des glycémies dans les limites de la normale – sans hypoglycémies fréquentes. Ceci contribue à long terme à prévenir les complications du diabète.
  • Une grande flexibilité et une qualité de vie élevée, car les enfants ne doivent pas se sentir limités par la maladie.

Comme ces objectifs ne sont souvent pas atteints de manière satisfaisante avec l’insulinothérapie conventionnelle intensifiée (ICT), de plus en plus d’enfants et d’adolescents sont traités par une thérapie par pompe à insuline.

Accompagnement au quotidien

Les enfants et les adolescents atteints de diabète de type 1 souhaitent mener une vie normale, comme tous les autres enfants. Ils sont tout aussi performants et ne veulent pas avoir une place à part à l’école ou dans le club sportif. Les parents se trouvent souvent dans une situation difficile: d’une part, ils veulent apprendre à leur enfant à être autonome et d’autre part, ils ont l’impression qu’ils doivent protéger et contrôler en permanence leur enfant diabétique.

Les experts conseillent aux parents d’impliquer leur enfant le plus tôt possible dans le traitement du diabète, comme cela est aussi le cas dans l’éducation sur le diabète. Laisser l’enfant faire ce qu’il peut et le soutenir là où ses capacités sont insuffisantes. Il est important de ne pas lui confier trop tôt des responsabilités. Les parents devraient aussi rester aux côtés des adolescents, à titre de «coachs». Il n’y a pas de règles concernant l’âge à partir duquel un enfant doit lui-même prendre en charge le traitement.

Jardin d’enfants et école

Les éducateurs et les enseignants n’ont souvent pas ou peu de connaissances sur le diabète de type 1. Légalement, ils n’ont pas le droit de se charger de tâches faisant partie du traitement, donc par exemple d’injecter de l’insuline. Pour assurer une bonne collaboration, il est donc important

  • d’établir une relation de confiance,
  • d’informer les personnes de référence à l’école et au jardin d’enfants du diabète de l’enfant,
  • de citer des exemples concrets sur la manière dont les éducateurs et les enseignants peuvent soutenir l’enfant.